Twilight - La Tentation - Notes de Production

Notes de Production

 

Adapté du best-seller de Stephenie Meyer, Twilight Chapitre 1 : Fascination est sorti en salles début 2009 et s'est avéré un formidable succès commercial. Il s'agissait d'un vrai pari car le livre compte des millions de fans, particulièrement attentifs à la manière dont leurs héros préférés allaient être représentés. Le film, qui relate une histoire d'amour entre une lycéenne et un vampire, a engrangé plus de 70 millions de dollars le premier week-end de sa sortie aux Etats-Unis, et quelques 350 millions de dollars dans le monde. Du coup, l'adaptation du 2ème épisode, Twilight Chapitre 2 : Tentation, a été mise en chantier.

Wyck Godfrey, producteur des deux films, tenait absolument à ce que le deuxième épisode ne soit pas une suite banale. Tout comme dans le livre, la relation entre Bella Swan et Edward Cullen est mise à rude épreuve : le conflit ancestral entre la tribu des Quileute et les vampires est ravivé lorsque la rivalité entre Jacob Black, meilleur ami de Bella, et son amant, Edward, éclate.

 

"Le plus difficile, c'était de ne pas se répéter par rapport au premier épisode," explique Godfrey. "A mesure que progresse l'intrigue, l'univers des personnages s'enrichit et il fallait qu'on puisse transposer cette évolution sur le plan visuel. Par ailleurs, on en apprend davantage sur la vie de Bella : elle découvre des choses qu'elle ignorait à propos des habitants de Forks, notamment en ce qui concerne les Quileute et Jacob. Comme, par exemple, que Jacob et ses copains se transforment en loups !"

"Bella comprend qu'elle vit dans un monde qui semble fantastique, mais où les vampires et les loups-garous existent vraiment," ajoute-t-il. "Au moment où elle se fait un nouvel ami qui lui redonne goût à la vie après la disparition d'Edward, elle se rend compte que lui non plus n'est pas comme les autres. Et comme les loups-garous n'existent que parce qu'il y a des vampires, Jacob n'existerait pas sans Edward. C'est tout l'objet du conflit entre Jacob et Edward, et Bella se retrouve prise en tenaille entre les deux."

 

Pour Godfrey, le nom de Chris Weitz s'est imposé naturellement car il a déjà porté à l'écran des œuvres littéraires avec talent, comme Pour un garçon et A la croisée des mondes : la Boussole d'or. "Chris est aussi à l'aise avec la réalisation de films fantastiques qui nécessitent des effets complexes, qu'avec les œuvres intimistes – et il sait très bien s'y prendre avec les jeunes comédiens," note-t-il. "Mais c'est parce qu'il a très bien cerné les livres de Stephenie Meyer et les personnages qu'il nous a semblé le candidat idéal pour réaliser Tentation."

"Il fallait absolument être à la hauteur des attentes des fans de la saga de Stephenie," dit-il encore. "On ne voulait surtout pas s'emparer de ses livres et les réinterpréter. Chris est tombé amoureux de ces livres et il a su comment les transposer à l'écran tout en les ancrant dans la réalité. C'était essentiel. Bien qu'il s'agisse de personnages fantastiques, on a constamment le sentiment que l'intrigue se déroule dans notre monde."

 

Alors qu'au départ il ne connaissait pas les livres, Weitz n'a pas tardé à les adorer : "J'ai lu les bouquins," signale le réalisateur. "Et puis, je suis allé voir le premier épisode de la saga au cinéma, et j'ai été halluciné par la réaction et les émotions extraordinaires que provoquait le film chez les spectateurs. Quand je vais au cinéma, je cherche à me retrouver totalement plongé dans un univers, et c'est ce que j'ai cru possible avec Stephenie Meyer. C'est un peu différent de mes précédents films, mais cela fait aussi appel aux compétences les plus étranges que j'ai acquises au fil des années…"

Weitz a compris que sa principale responsabilité consistait à être fidèle aux livres. "Je me suis vraiment efforcé de transposer fidèlement l'univers de l'écrivain," dit-il. "Le premier volet a été un phénomène incroyable. Tout comme les livres d'ailleurs. Il m'a d'abord fallu prendre en considération l'attachement des fans pour le livre, puis pour le film. Du coup, on n'a pas cherché à réinventer l'univers."

Le réalisateur a régulièrement consulté l'écrivain, y compris sur des questions mineures. "Il s'intéressait aux moindres détails," se rappelle Stephenie Meyer. "Par exemple, il me demandait si tel ou tel personnage était censé porter des chaussures. Il vérifiait absolument tout. Il voulait être parfaitement fidèle au livre, et il a eu une attitude formidable à cet égard."

 

Weitz a beaucoup apprécié de pouvoir collaborer avec l'auteur. "Sur Le Seigneur des Anneaux, personne ne pouvait demander à Tolkien ce qu'il pensait au moment où il a écrit le livre," remarque le réalisateur. "Moi, je pouvais envoyer des emails à Stephenie et lui poser des questions pratiques comme, par exemple, 'Est-ce que Jasper peut exercer ses pouvoirs sur Bella ?', et des questions plus métaphysiques. Cela m'a permis de m'assurer qu'on était parfaitement cohérents par rapport au livre."

Meyer a apprécié la capacité de travail de Weitz. "Il est extrêmement attentif," signale-t-elle. "Il est très posé et, dans le même temps, il sait parfaitement ce qu'il veut. J'ai eu le sentiment que je pouvais vraiment lui faire confiance."

Pour Stephenie Meyer, l'écriture du deuxième volume s'est avérée très différente du premier. "C'est sans doute le livre le plus difficile que j'aie jamais écrit car, pour la première fois, j'étais certaine que des gens allaient me lire. Pour Twilight – Fascination, je n'écrivais que pour moi. Tout d'un coup, j'ai ressenti une pression. Et j'ai eu beaucoup de trac."

 

"Tentation ne correspondait pas forcément aux attentes des fans," poursuit-elle. "Le premier volet parlait du grand amour. La conséquence logique, surtout quand on est très jeune, c'est qu'on peut avoir le cœur brisé, et que plus on aime quelqu'un, plus c'est difficile à vivre."

"Edward considère qu'il protège Bella en mettant fin à leur relation," rapporte-t-elle. "Il ne soupçonne pas que leur séparation va lui briser le cœur et le torturer – ce que tous les spectateurs connaissent car il s'agit d'une expérience universelle. A la fin, chacun a beaucoup mieux compris à quel point il compte pour l'autre. Bella mûrit un peu, et Edward doit accepter le fait qu'il ne sait pas tout."

 

L'amitié entre Bella et Jacob Black – loup-garou et ennemi héréditaire des vampires – est également cruciale dans le film. "Les enjeux sont plus importants que dans le premier film," indique Weitz. "Ce n'est plus seulement la vie de Bella qui est en jeu, mais celle d'Edward aussi. On découvre de nouveaux territoires de la saga, et tandis que cette saga s'enrichit, le film s'enrichit à son tour."

"Certes, on raconte une histoire surnaturelle de vampires et de loups-garous, mais au-delà, le film parle de sentiments humains profonds, comme l'amour, le désir, le manque, l'affection et l'amitié," reprend-il. "Comme le dit Bella dans Twilight - Fascination, ce n'est pas parce qu'Edward est un vampire qu'il lui fait peur, mais parce qu'elle l'aime éperdument. Dans le deuxième volet, un triangle amoureux se met en place auquel on peut facilement s'identifier."

 

L'écrivain se dit plus enthousiaste encore à l'idée de voir le deuxième épisode à l'écran que le premier. "Twilight - Fascination a jeté les bases de l'univers visuel," dit-elle. "Désormais, on peut aller encore plus loin. Les acteurs se connaissent, ils se sont familiarisés avec leurs personnages, et ils sont très heureux de se retrouver. Le deuxième livre va beaucoup plus loin que le premier. Et puis, il y a beaucoup de nouveaux personnages. On va vraiment s'amuser. J'ai hâte de voir les loups se déchaîner, ainsi que le clan des Volturi."

Mais ce sont surtout les fans qui comptent pour la romancière. "Ce sont des personnages fictifs qui sont nés de mon imagination," souligne-t-elle. "Et les fans s'intéressent vraiment à eux. Que va-t-il se passer ? Que font-ils pour sortir le vendredi soir ? Dans quel institut Bella se fait-elle faire ses ongles ? Ils se soucient de tous ces petits détails. Quand les gens s'inquiètent autant pour vos personnages, cela vous va droit au cœur."

 

Le Casting

 

Grâce à Twilight – Chapitre 1 : Fascination, Kristen Stewart, qui campe Bella Swan, et Robert Pattinson, qui incarne Edward, sont devenus des stars mondiales. Dans le deuxième épisode, c'est au tour de Taylor Lautner (Jacob Black) de prendre le même chemin.

Lorsque Chris Weitz est arrivé sur le projet, les acteurs principaux étaient déjà choisis, ce qui est une situation inhabituelle. "En général, je peux devenir assez agressif au moment du casting," signale-t-il. "Dans le cas de Tentation, j'ai eu la chance de retrouver un ensemble de formidables comédiens choisis par Catherine Hardwicke."

Mais tous les rôles n'étaient pas distribués lorsque Weitz a pris les rênes du film. "Il y a quelques nouveaux personnages qui apparaissent brièvement à l'écran, mais qui sont assez charismatiques et qui font le lien avec les futurs épisodes de la saga," reprend-il. "Quelle que soit l'importance du rôle, j'essaie toujours de trouver les bons interprètes."

Au début du tournage, Weitz a eu une initiative inédite : il a distribué aux acteurs un document d'une vingtaine de pages, présentant sa conception du film et des personnages : "J'ai appelé ça un guide d'orientation," dit-il. "Ces informations étaient destinées à les familiariser avec les décors et le style du film, pour qu'il en sachent autant que possible en amont du tournage. Cela nous a permis d'improviser au jour le jour. Je ne cherche jamais à imposer mes décisions aux jeunes interprètes et à mes collaborateurs les plus créatifs, mais j'aime bien leur donner autant de matière que possible."

 

Bella, Edward et Jacob : Le triangle éternel

 

Au début du film, Bella prend conscience de son âge et de son statut de mortelle. "C'est très pesant pour elle," note Kristen Stewart. "Ce qu'elle redoute le plus, c'est qu'Edward la quitte. Et c'est ce qui arrive. Tous ceux qui ont été quittés ou qui ont eu le cœur brisé savent que l'on remet tout en question. Toutes vos certitudes sont ébranlées. Et ce qui vous semblait réel la veille ne l'est plus."

Pour la comédienne, Bella n'incarne pas la demoiselle en détresse. "Elle est parfaitement maîtresse de la situation," poursuit-elle. "Elle s'est donnée à quelqu'un, en espérant recevoir la même chose de lui."

Bella a noué des relations très fortes – mais sans commune mesure – avec les deux hommes de sa vie. "Elle a besoin d'Edward," rapporte-t-elle. "Grâce à lui, elle trouve son équilibre, mais cela ne signifie pas qu'il est la personne qu'il lui faut. C'est un être complexe, froid et réservé. Mais s'il n'avait pas un caractère modéré, ils ne pourraient pas être ensemble."

 

"Jacob est aux antipodes," continue-t-elle. "C'est un garçon léger, drôle, chaleureux et il la rend heureuse. En fait, c'est son meilleur ami – et si on pouvait sortir avec son meilleur ami, ce serait merveilleux, mais ce n'est pas toujours la personne dont on tombe amoureux."

La méthode de travail du réalisateur a impressionné la comédienne. "Chris a des idées très précises et il écoute les conseils de ses collaborateurs," dit-elle. "C'était rassurant de constater qu'il était aussi investi dans le projet que nous tous, et qu'il ne précipitait pas les choses."

Robert Pattinson a été tout aussi frappé par le professionnalisme du réalisateur. "Le premier épisode se termine bien," dit-il. "Bella et Edward sont ensemble et ont réussi à vaincre leurs ennemis. Dans le deuxième volet, ils doivent affronter la réalité. La force de leur amour est mise à l'épreuve, d'autant que leur relation leur fait courir de vrais dangers. Lorsqu'Edward quitte Bella, il lui enlève toutes ses raisons de vivre, et il se tue en s'éloignant d'elle car ils sont devenus très liés."

 

"Comme Kristen et moi avons déjà joué ces rôles, nous avions une idée assez précise de l'évolution des personnages à travers la saga," poursuit-il. "Chris en a tenu compte. Mais il a aussi proposé des idées formidables qu'il avait étayées grâce à une impressionnante documentation."

Pour Pattinson, son personnage est un "vampire malgré lui", contrairement aux Volturi. "Ils se considèrent comme des monstres, et cela leur convient très bien," renchérit-il. "Mais quand ils rencontrent un être humain qui dit aimer Edward, ils veulent croire que c'est possible, et c'est ce qui le sauve."

Dans cet épisode, le rôle de Jacob Black s'étoffe vraiment. Membre de la tribu des Quileute et originaire de Forks, dans l'Etat de Washington, Jacob est un ami d'enfance de Bella. "Jacob est surgi de nulle part," précise la romancière. "Il n'était pas censé avoir cette importance dans le récit, mais sa personnalité était si forte qu'il a eu une influence sur le cours des événements."

 

Au cours de l'histoire, Jacob apprend qu'il a été choisi pour protéger son peuple : il doit assumer son statut de loup-garou protégeant les siens contre les assauts des vampires. "Jacob a changé," indique Lautner. "On voit bien qu'il s'est transformé physiquement : il a pris une quinzaine de kilos, tout en muscles. Et ses changements physiques entraînent une évolution affective."

"Je suis heureux d'avoir pu exécuter la plupart de mes cascades car ce sont mes scènes préférées," déclare l'acteur qui avait 17 ans à l'époque du tournage. "Par exemple, il y a une séquence où Jacob sort de la maison, escalade une clôture, saute dans un ruisseau et s'élance à travers un champ. J'étais équipé de filins et je me suis retrouvé projeté à 3 mètres au-dessus du sol, et puis j'ai dû m'arrêter net pour que l'équipe d'effets visuels puisse ensuite s'inspirer de mes caractéristiques physiques et créer le loup-garou."

 

Extrêmement sportif et féru d'arts martiaux, Lautner explique que ses capacités physiques l'ont aidé à réaliser ses cascades et à mieux cerner le personnage. "Avant de se transformer, il est très maladroit, comme un ado qui court et qui trébuche," reprend-il. "Mais quand il se transforme en loup, il acquiert une grande dextérité."

Les rapports entre Jacob et Bella changent également. "C'était un aspect très intéressant," dit-il encore. "Jacob incarne le rayon de soleil qui redonne à Bella goût à la vie. Puis, au retour d'Edward, Jacob s'assombrit."

Sur Internet, le débat entre les pro-Jacob et les pro-Edward a fait rage. "C'est un conflit qui intéresse les gens," signale la romancière. "Personnellement, je suis plutôt pro-Jacob. Si vous êtes du genre à croire que l'amitié peut se transformer en amour, vous êtes pro-Jacob. Mais si vous croyez au coup de foudre et au hasard, vous êtes pro-Edward."

 

Les acteurs ont apprécié de se retrouver. "On a tous beaucoup changé," indique Stewart. "Un an s'est écoulé, mais on s'est retrouvés comme si on s'était quittés la veille. Et tout s'est fait très naturellement."

Mais le succès du premier épisode a donné une nouvelle dimension aux retrouvailles des comédiens. "Lorsqu'on tournait Twilight – Chapitre 1, aucun d'entre nous ne se doutait du succès énorme que ça allait être," précise-t-elle. "C'est formidable de se retrouver tous ensemble."

 

 

Les vampires et les Volturi

 

Au cours d'une séquence cruciale, les Cullen – famille de vampires – organisent une fête d'anniversaire pour Bella. Mais lorsqu'elle se coupe avec une feuille de papier, sa vie est soudain en danger et Edward doit mettre fin à leur idylle. Ashley Greene, Peter Facinelli, Elizabeth Reaser, Nikki Reed, Kellan Lutz et Jackson Rathbone interprètent de nouveau les membres de la famille Cullen.

"Nous sommes devenus une véritable famille," rapporte Reed. "On s'est investis à fond dans nos rôles et mes partenaires sont des gens merveilleux et intelligents. C'est extraordinaire de les retrouver et on a beaucoup de chance de pouvoir camper ces rôles-là dans plusieurs films. On a tous adoré les livres et c'est très gratifiant d'incarner des personnages qu'on a tous aimés."

 

Alice Cullen, interprétée par Greene, trouve vraiment sa voie dans le deuxième volet. Ses visions de l'avenir permettent à Bella d'essayer de sauver Edward de sa tentative de suicide.

"Bella est la meilleure amie d'Alice," explique l'actrice. "Elle ne veut que du bien à Bella. Pour elle, l'idéal serait que Bella devienne vampire et puisse rester auprès des Cullen. Elle respecte la volonté d'Edward de laisser Bella rester humaine aussi longtemps que possible, mais Alice a eu une autre vision de l'avenir…"

Mais ce qui a séduit Greene chez son personnage, c'est son goût pour les vêtements chics et les bolides. "Je porte des tenues très sophistiquées," dit-elle. "Tish Monaghan, la chef-costumière, a déniché des vestes géniales – un trench-coat en soie blanche et une veste Michael Kors rayée – et les a assorties avec des collants noirs, des chaussures de danse sans talon et de longs gants rouges. J'ai aussi eu l'occasion de conduire une Porsche jaune magnifique à travers des ruelles étroites en Italie. Je n'ai pris qu'un cours de conduite la veille du tournage. Je dois avouer que j'ai failli m'emplafonner dans un ou deux immeubles."

 

Dans ce deuxième épisode, les Volturi – caste de vampires aristocratiques appelés à jouer un rôle décisif dans la saga – font leur apparition. Agés de plusieurs centaines d'années, ils sont d'une force hallucinante et incarnent la loi pour leur communauté. Aro, leur chef, est interprété par Michael Sheen. L'acteur connaît cet univers puisqu'il a incarné un loup-garou capturé par des vampires dans la série Underworld. Mais il explique qu'un autre personnage sur le plateau était à la fois vampire et loup-garou…

 

"Chris Weitz me fait penser à un être à mi-chemin entre le vampire et le loup-garou," dit-il. "Il a les traits fins d'un vampire, tout en étant poilu et bâti comme un loup-garou. Il avait donc l'air d'une créature mythologique qui se baladait sur le tournage."

Sheen a travaillé sa voix pour la rendre plus aigüe. Le réalisateur explique que cette décision résulte de leurs discussions sur le personnage. "Il est âgé de deux millénaires," note-t-il. "L'anglais n'est pas sa langue maternelle, et il s'exprime donc avec précaution. Il est très affable et attachant, mais aussi incroyablement dangereux."

Il s'st aussi inspiré des Blue Meanies de Yellow Submarine, personnages effrayants et psychédéliques qui détestent la musique, pour forger sa voix. "A un moment donné, je me suis dit, 'Je devrais prendre la voix des Blue Meanies,'" confie-t-il. "Je les trouvais vraiment inquiétants quand j'étais gamin, et du coup je me suis dit que ce serait une bonne idée."

 

Si tous les Volturi sont effrayants, la plus redoutable est sans doute Jane dont l'allure douce et innocente dissimule un vampire capable d'infliger une souffrance terrible à ses victimes par la seule pensée.

"Je n'ai jamais eu l'occasion d'interpréter un personnage maléfique," explique Dakota Fanning, qui campe Jane. "Dans ce film, je joue une fille perverse, ce qui m'a beaucoup plu ! En outre, j'adore les livres de Stephenie Meyer et j'ai lu les quatre volumes en une semaine."

C'est aussi la transformation physique du personnage qui a séduit la comédienne. "J'ai dû porter des lentilles de contact rouges, ce qui modifie profondément l'aspect des choses," dit-elle. "J'ai aussi été maquillée en blanc et, du coup, moi qui me croyais pâle avant, je crois que je suis plutôt bronzée à côté d'un vampire !"

"Dakota est vraiment terrifiante dans le rôle de Jane," s'enthousiasme Kristen Stewart. "C'est l'une des comédiennes les plus impressionnantes que j'aie jamais rencontrées. Elle a une telle présence qu'on n'a pas envie de l'affronter. C'est d'autant plus inattendu qu'elle est assez menue."

 

La meute de loups

 

A côté des Cullen et des Volturi, les loups-garous composent une sorte de confrérie, à en croire Chris Weitz. "Pas au sens des fraternités universitaires," déclare le réalisateur. "C'est un groupe de frères dont la mission consiste à protéger leur territoire, leur tribu et tout leur entourage."

Dans l'intrigue, la meute des Quileute protègent leur territoire contre les attaques des vampires. Le loup-garou qui sommeille en eux ne se réveille que lorsque leur terre est menacée : ceux qui sont désignés par le destin n'ont d'autre choix que de s'y soumettre. Les Quileute ne sont pas lycanthropes par tradition, mais d'après la légende, la tribu descend de loups transformés en hommes. Même le mot "Quileute" vient du terme "Kwoli" qui signifie "loup."

 

Chaske Spencer campe Sam Uley, chef de la meute à la fois posé et plein d'assurance. Son charisme naturel lui a valu le surnom d'Alpha sur le plateau. "J'avais le sentiment qu'il fallait que je veille sur mes gars," explique le comédien. "C'était facile : on aimait bien passer du temps ensemble, sur le plateau et entre les prises, et on s'est vraiment approprié nos personnages. C'était comme une vraie fratrie."

 

Sam est le premier jeune homme de sa génération à connaître la transformation et c'est lui qui guide son peuple. "Sa priorité consiste à protéger les siens," renchérit-il. "C'est sa mission. Ce n'est pas une mission qu'il souhaitait vraiment, mais qui lui a été confiée."

Tous les comédiens qui interprètent la meute sont d'origine indo-américaine. Spencer est Lakota (Sioux), Bronson Pelletier, qui joue Jared, est Cree-Metis, Kiowa Gordon, qui campe Embry Call, est Hualapai, Tyson Houseman, qui incarne Quill Ateara, est Cree et Alex Meraz, dans le rôle de Paul, est Purepecha (Tarasco).

 

Pour jouer Paul, Meraz s'est beaucoup inspiré de sa culture. "Dans la meute, on a un peu le sentiment de se retrouver comme les Indiens dans une réserve, notamment parce que les tribus indiennes se considèrent souvent comme une famille, à la manière des meutes de loups," indique Meraz.

"Ma tribu est originaire du Mexique, où mon père était chamane," poursuit-il. "Nous étions un peuple de pêcheurs, tout comme les Quileute. Avant d'aller à mon audition, j'ai prié en implorant les dieux de me laisser jouer un membre de cette tribu. Il faut respecter les peuples du passé, du présent et du futur."

Pour être en bonne forme physique et prêts à combattre, les acteurs se sont entraînés à la dure tout au long du tournage. "Leur énergie sur le plateau était communicative," note Kristen Stewart. "Ils passaient leur temps à faire de la musculation et à s'entraîner à hurler comme des loups. Ce sont des gens généreux, drôles et joueurs. Ils débordent de vie, contrairement aux vampires."

 

Source: Summit Entertainment et SND (http://www.snd-films.com)